Wednesday, April 17, 2024
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Gérald Darmanin dénonce le «terrorisme intellectuel d’extrême gauche» auquel il «refuse de céder»

by Renard Gosselin
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Dans une interview accordée au JDD, le ministre de l’Intérieur s’en prend à une partie de la Nupes, et accuse Jean-Luc Mélenchon de vouloir faire la «révolution».

Au tour de Gérald Darmanin de répondre. Depuis plus d’une semaine, la gauche fustige sa doctrine de maintien de l’ordre, évoquant tantôt une stratégie du chaos, tantôt des mensonges à répétition ou encore une volonté de créer l’incident pour en tirer profit. Dans les colonnes du Journal du Dimanche , le ministre de l’Intérieur monte au créneau et dénonce le «terrorisme intellectuel de l’extrême gauche» auquel il «refuse de céder».

En novembre dernier, les heurts observés à Sainte-Soline entre forces de l’ordre et manifestants opposés aux mégabassines avaient conduit Gérald Darmanin à qualifier ces derniers d’«écoterroristes». Le terme, qui avait suscité la polémique, n’avait pas été abondamment réutilisé depuis. Mais une semaine après de nouveaux affrontements à Sainte-Soline, le numéro trois du gouvernement n’a pas peur des mots. Selon lui, l’extrême gauche qui en est à l’origine «renverse les valeurs : les casseurs deviendraient les agressés et les policiers les agresseurs».

Aussi invité sur Europe 1 ce dimanche, le locataire de Beauvau a insisté sur ses propos, évoquant le «rouleau compresseur d’une partie, extrêmement entendue ces derniers jours sur les ondes, d’extrême gauche qui attaque les gendarmes en dessous de la ceinture». Pour le ministre, ces prises de parole reviennent à «tirer dans le dos» des policiers, et faire ainsi preuve de «terreur intellectuelle». «L’extrême gauche joue un jeu très dangereux aujourd’hui dans notre pays», a-t-il martelé.

Mélenchon, «cynique» et «pyromane»

En allant plus loin encore, Gérald Darmanin a ciblé la «complicité évidente (de ces groupes) avec des gens qui ont eu leur entrée à l’Assemblée nationale», et attaqué ad hominem Jean-Luc Mélenchon. «C’est un cynique. Il n’a pas pu être aux responsabilités malgré ses divers essais. (…) L’extrême gauche essaie d’avoir par le désordre ce qu’elle n’a pas pu avoir dans les urnes», a-t-il fustigé. «M. Mélenchon est passé de pompier pyromane à pyromane tout court. (…) M. Mélenchon a un projet : c’est la révolution.»

Le ministre a également reproché à «un parti ‘pacifique’ comme EELV» de n’être «pas capable de dire qu’on peut être contre les bassines mais ne pas envoyer des cocktails molotov sur les gendarmes.» Et évoqué une «prise en otage dans la Nupes de la part de l’extrême gauche de la gauche classique».

Gérald Darmanin a en outre réaffirmé son «total soutien» et «admiration» aux forces de l’ordre, dont «la quasi-intégralité fait son métier avec honneur». Y compris la controversée Brav-M qui, à ses yeux, fait l’objet d’une «manipulation idéologique». Une pétition demandant sa dissolution est désormais accessible sur le site de l’Assemblée nationale.

«C’est sur moi que se décharge la foudre»

Dénonçant cette pétition «politisée, relayée par La France insoumise qui déteste la police», le ministre a lancé un appel à Jean-Luc Mélenchon et «tous ceux qui malheureusement ont des propos extrêmement difficiles» : qu’ils viennent passer «une journée avec les policiers dans des conditions difficiles». «Chiche», leur a-t-il lancé.

Invité sur France 3 quelques heures plus tard, Jean-Luc Mélenchon a réfuté le fait d’être d’extrême gauche, et s’est désigné comme «le paratonnerre des Insoumis et du mouvement Nupes». «C’est sur moi que se décharge la foudre. Tant mieux, comme ça tous les autres peuvent faire leur travail tranquillement», a-t-il ironisé.

Concernant la police, le leader LFI a assuré n’être ni anarchiste, ni «contre» sa présence dans la société. «Je sais bien qu’un État ne peut pas exister sans la police (…), mais je veux une police républicaine, respectueuse des citoyens», a-t-il fait valoir. Visé par une enquête pour «injure publique» en raison de ses propos sur la BRAV-M – «Nous enverrons ces jeunes gens se faire soigner», avait-il déclaré -, Jean-Luc Mélenchon a également formulé ce qui peut s’apparenter à une mise en garde. S’il est mis en examen, alors lui et les Insoumis organiseront «un procès public» dans lequel les victimes d’usages disproportionnés de la force seront invitées à «témoigner».

Source: Lefigaro

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