Thursday, April 18, 2024
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Attaque à la voiture-bélier : le maire de L’Haÿ-les-Roses va bénéficier d’une « protection renforcée »

by Pierres Neville
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Le préfet de police de Paris était l’invité de BFM Politique ce dimanche midi. Il est longuement revenu sur l’attaque contre le domicile de l’élu.

Invité de l’émission BFM Politique, en partenariat avec « Le Parisien » – « Aujourd’hui en France », le préfet de police de Paris Laurent Nuñez est longuement revenu sur les événements de la nuit à L’Haÿ-les-Roses. « Un cap a été franchi », a-t-il dénoncé au sujet de l’attaque du domicile du maire Vincent Jeanbrun. « On avait eu des attaques de bâtiments publics, des pillages, des commerces, des attaques aux forces de l’ordre mais là… ».

« Les policiers feront tout, tout pour confondre les auteurs »

À l’image de toute la classe politique ce dimanche matin, il a apporté « son soutien au maire et à sa famille ». Le préfet de police a annoncé que, « compte tenu de la gravité de ce qui s’est passé », l’élu allait bénéficier d’une « protection renforcée ». « Un véhicule a été projeté incendié contre le pavillon, pour provoquer l’incendie du pavillon c’est pourquoi le procureur a ouvert une enquête pour tentative d’assassinat », a-t-il rappelé, insistant aussi sur le fait que l’épouse du maire avait été blessée en s’échappant avec ses enfants.

Pour l’instant, Laurent Nuñez n’a rien pu dire au sujet des assaillants mais il a assuré que « des policiers spécialisés vont mener cette enquête et ils feront tout, tout, pour confondre très rapidement les auteurs ». Il a également expliqué qu’il était pour le moment impossible de savoir si l’attaque avait eu lieu en réaction à la pause par le maire la veille de fils de fer barbelés pour protéger l’hôtel de ville. « Je ne peux pas interpréter la motivation des émeutiers », a lancé le préfet.

« On ne peut pas parler de décrue »

« Systématiquement les forces de l’ordre sont intervenues lorsqu’il y a eu des attaques de bâtiments publics. Nous avons pu empêcher de nombreuses dégradations sur les bâtiments publics », a-t-il assuré.

Plus largement, au sujet des incidents survenus dans cette nuit de samedi à dimanche, il a confirmé qu’il y avait une « baisse d’intensité » mais a refusé « pour autant de parler de décrue ». « Il y a eu moins de dégradations, moins de feux, mais encore 315 interpellations donc il faut continuer », a-t-il ajouté précisant que les forces de l’ordre seraient déployées dans des proportions similaires à la nuit dernière ce dimanche soir. « Il y a une baisse des violences c’est indéniable mais personne ne crie victoire, a-t-il insisté. Cette nuit nous serons toujours déployés sur le terrain, nous resterons avec la même mobilisation, les dispositifs déployés ne vont pas être atténués ». Laurent Nuñez a détaillé la façon dont les forces agissaient, par la « dissuasion », en étant présentes sur la voie publique, par des interpellations immédiates et, grâce à l’investigation, par « des interpellations a posteriori ».

« Nous avons pu empêcher de nombreuses dégradations sur les bâtiments publics », a confié le préfet de police tenant également à rassurer les commerçants cibles de pillages : « on sera présent ».

« L’état d’urgence n’est pas une option pour le moment »

Selon le préfet de police de Paris, le recours à « l’état d’urgence n’est pas une option pour le moment ». De même que « le couvre-feu généralisé à ce stade cela ne nous semble pas indispensable ». Il a en revanche confirmé que l’arrêt des transports à 21 heures pour les bus et tramways va se poursuivre tant que nécessaire.

« On tiendra le temps qu’il faudra »

Alors que les forces de l’ordre sont mobilisées en nombre depuis la première nuit de violences mardi soir, le préfet de Paris a tenu à souligner que même « fatiguées », elles restaient « concentrées et déterminées » « On tiendra le temps qu’il faudra », a-t-il martelé. Quant aux munitions d’armes intermédiaires, Laurent Nuñez a démenti le fait qu’elles puissent manquer : « Sur ces munitions, utilisées pour garder à distance les assaillants (…) tous les jours on réapprovisionne les commissariats. On a ce qu’il faut ».

Enfin interrogé sur le refus de Jean-Luc Mélenchon d’appeler au calme (l’Insoumis a expliqué préférer « appeler à la justice »), le préfet de police de Paris n’a pas souhaité faire de commentaire mais a juste précisé que « ce type de propos ne participe pas à l’apaisement dont notre pays a besoin ».

Source: Leparisien

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